Langage du corps : ces 9 gestes qui vous trahissent

Le langage corporel est une source d’informations presque infinie pour vos interlocuteurs et interlocutrices. 

Un observateur à l’œil aguerri remarquera vos gestes, vos expressions ainsi que toutes ces mimiques à peine esquissées qui en disent pourtant long sur vos émotions. 

Avec le langage du corps, il est possible de déceler une multitude de messages, car votre gestuelle est polysémique. Attention toutefois, car nombreux sont les gestes qui montrent vos véritables intentions. 

En effet, le contrôle que vous exercez sur votre corps est loin d’être parfait et une panoplie de micro-expressions et comportements vous échappent. Voici les 9 gestes à contrôler pour optimiser votre communication non verbale. 

1. Les pupilles rétractées

Parmi les éléments de langage corporel, certains ne peuvent être contrôlés et sont ainsi considérés comme le siège de l’authenticité ! Prenons les yeux, par exemple, et tout particulièrement les pupilles. 

Il est impossible de maîtriser la taille de vos pupilles car celles-ci sont biologiquement conçues pour s’adapter à la lumière et aux réactions chimiques éprouvées par le cerveau sous le coup de certaines émotions. 

Lorsque vous éprouvez un sentiment de sérénité ou de calme, vos pupilles sont légèrement dilatées. Au contraire, lorsque vous mentez, vos pupilles se rétractent, car l’effort cognitif nécessite beaucoup d’énergie et laisse peu de place à l’émotion. 

2. Les mains sous la table

Dans la civilisation occidentale, dissimuler ses mains n’est pas très bien perçu. Et pour cause, il s’agit d’un geste exprimant une certaine faiblesse. 

En effet, montrer ses mains est gage de confiance, de pouvoir et de solidité. Les poser devant soi sur la table, sans bouger, c’est montrer son engagement, sa puissance et aussi son pouvoir de négociation face à un autre individu ou un auditoire. 

A contrario, les mettre dans son dos, les coller à soi ou les cacher sous la table, c’est montrer que l’on n’a pas confiance en soi, que l’on n’est pas impliqué dans la conversation/le discours, voire que l’on est en proie au malaise. 

Aussi, veillez à garder vos mains bien visibles pour vos interlocuteurs.ices et à ne pas trop les agiter. Au cas contraire, on pourrait vous penser nerveux.se. 

3. Le lobe de l’oreille

Bien qu’il soit souvent associé à l’érotisme et à la séduction, le lobe d’oreille est également lié à l’opportunisme. 

Dans une situation tendue, le fait de se pincer ou de toucher son lobe d’oreille droit exprime le fait de chercher une solution rapide et efficace, au risque de déformer la réalité. Il s’agit d’un geste associé au mensonge, même si cela n’est pas systématique. Se toucher le lobe d’oreille gauche, quant à lui, révèle une gêne lorsque touché.

Dans les deux cas, le geste nous parle d’un individu se préparant à riposter après une attaque ou une mise à nu. 

Si tel est votre cas, nous vous conseillons plutôt de ne pas céder aux sirènes de l’auto-contact et de préparer votre pirouette dans la neutralité et la quiétude. 

4. Les jambes croisées

En matière de communication, les positions des jambes révèlent plusieurs informations sur votre interlocuteur.

  • Une situation d’opposition : quand il n’est pas d’accord avec la situation ou la conversation en cours.
  • Une situation de contrôle : quand il est à l’aise et veut s’affirmer par rapport à un sujet.

La posture de la cheville posée sur les cuisses traduit une désinvolture feinte, voire une immaturité.

5. Les caresses

Les caresses (ou micro-caresses) sont des gestes d’auto-contact bien plus fréquents que l’on ne le pense. 

Destinés à rassurer en cas d’inquiétude, les caresses aident à se sentir mieux et à se détendre lors d’une situation de stress. 

Mais les gestes d’auto-contact peuvent également avoir d’autres significations, comme le fait d’hésiter (se caresser le menton) de craindre une réaction (se caresser le cou) ou même de réfléchir (se gratter la tête). 

6. Les pieds qui tressautent 

Avons-nous réellement un contrôle sur nos pieds ? La réponse est non ! 

Et pourtant, il est courant de tressauter du pied en position assise, ce qui trahit notre anxiété ou notre impatience. En effet, il s’agit du réflexe du corps lors des situations stressantes et il est pour la plupart du temps inconscient. 

Idem pour le fait de taper du pied, un réflexe qui montre de manière plutôt ostentatoire l’agacement ou l’exaspération. 

Rassurez-vous cependant, une fois conscientisé, ce geste parasite est très facile à maîtriser. Prenez une grande inspiration, détendez-vous et tenez-vous bien droit.e : le reste suivra. 

7. Le regard fuyant

Faiblesse, intimidation ou encore difficultés de concentration : un regard fuyant peut en dire très long sur vos émotions et vos intentions. 

Attention néanmoins, car il s’agit d’un signe polysémique dont la signification dépend de la situation dans laquelle vous vous trouvez : 

  1. Dans une situation de séduction : fuir le regard d’une personne permet de mettre fin à l’ambiguïté et d’éviter la connexion avec elle. 
  2. Dans une situation de conflit : fuir le regard de l’autre est naturel et exprime une forme de dédain, voire de menace. Il peut aussi s’agir d’une preuve de votre faiblesse ou de votre intimidation face à une personne agressive. 

Bien évidemment, une personne très enthousiaste ou excitée peut aussi avoir le regard fuyant, ce qui traduit simplement un manque de concentration. 

Vous l’aurez compris, un regard droit et appuyé, au contraire, vous permet d’asseoir votre confiance et votre pouvoir. 

8. Les sourcils froncés

Le froncement de sourcils fait partie des éléments de langage archaïque, c’est-à-dire profondément ancrés en nous en dehors de toute spécificité civilisationnelle et/ou culturelle. La preuve : même les nourrissons le font ! 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les sourcils froncés n’expriment pas nécessairement la colère, qui elle se manifestera plutôt par les sourcils baissés.

Un poncif auquel il convient de faire attention est le fait que le froncement de sourcils est un élément du langage du corps qui traduit la contrariété ou l’anxiété. 

En vérité, froncer le sourcil traduit la plupart du temps la concentration et s’accompagne d’un regard fixe, destiné à focaliser son attention sur un point d’intérêt. 

Vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire pour montrer à votre auditoire ou votre interlocuteur.ice que vous l’écoutez attentivement ! 

9. Les démangeaisons

Peut-être, vous est-il déjà arrivé de vous gratter le bras, la tête ou encore les mains lors d’une conversation ou d’un entretien. 

Sachez que le fait de céder aux démangeaisons peut traduire l’impatience, l’ennui ou même l’exaspération dans certains cas. Parfois, le fait de se gratter peut aussi révéler une situation de malaise, voire de mal-être lors d’une interaction.

Dans tous les cas, ce geste est compulsif et signifie que vous gardez sans doute quelque chose au fond de vous qu’il vous est difficile d’exprimer. 

Céder à la compulsion lorsque l’on vous pose une question peut aussi être interprété comme un signe de réflexion (se gratter la tête, par exemple).

En conclusion, identifier vos gestes “parasites” ainsi que vos mimiques les plus fréquentes peut vous permettre de vous auto-corriger et de mieux maîtriser votre communication non verbale. 

Vous souhaitez aller plus loin et apprendre à mieux connaître le langage du corps ? Accédez dès maintenant à votre formation complète et bénéficiez de l’expertise de Marina Cavassilas, spécialiste en communication non verbale et non violente.